Retards de paiement en construction : un enjeu bien réel pour les PME

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Le Journal de Montréal a récemment mis en lumière une réalité que vivent trop souvent les PME du secteur de la construction : les retards de paiement. Même lorsque le travail est livré, conforme et accepté, le paiement peut tarder, parfois pendant plusieurs semaines, voire plus.

L’article rappelle que ce sont souvent les petites entreprises, les sous-traitants et les fournisseurs qui absorbent le plus grand risque financier. Ils avancent les coûts, mobilisent leurs équipes, ferment leurs chantiers… puis attendent. Dans un modèle où les paiements transitent du client à l’entrepreneur général avant de redescendre dans la chaîne, le moindre retard crée un effet domino qui fragilise la trésorerie des plus petits joueurs.

Comme le souligne une dirigeante citée dans l’article : « On n’a pas le gros bout du bâton ». Une phrase simple, mais qui résume bien le déséquilibre vécu sur le terrain.

Pourtant, des outils existent. Le cadre légal québécois prévoit notamment l’hypothèque légale de la construction, un droit permettant aux entrepreneurs, sous-traitants et fournisseurs de protéger leur créance lorsqu’un paiement tarde. Dans la pratique, ce droit demeure encore sous-utilisé, souvent par manque de temps, de clarté ou d’accès à des solutions simples.

Chez Bastia, on croit qu’il faut arrêter de normaliser l’incertitude. Protéger ses droits, fermer ses chantiers correctement et sécuriser ses paiements devrait faire partie du processus normal d’un projet, au même titre que la facturation ou la livraison.

La couverture du Journal de Montréal contribue à ouvrir une discussion essentielle pour l’industrie. Mieux comprendre les enjeux, c’est aussi permettre aux entrepreneurs de mieux se protéger et de faire respecter un droit fondamental : être payé pour le travail livré.

Lire l’article complet dans Le Journal de Montréal